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Rubrique pour voir plus facilement ce qui est fait au jour le jour.

Arch. FH. Le Père Peinard n°227 du 23/07/1893

Le Père Peinard n°227 du 23/07/1893. Musée des Horreurs en 19.. Légende : « Le sergeot autrement dit flic, flicard ou pestaille était un animal féroce et sanguinaire tenant du tigre et du gorille. Vers 1893, il dévastait principalement les rues de Paris. » Un artiste moderne faisant le même dessin pour le Musée des Horreurs de 2100, modifierait-il la fin en écrivant que le sergeot semait la terreur dans les rues des quartiers populaires et dans les manifestations syndicales ? Le dessin est visible en grand dans la rubrique des dessins du Père Peinard (LB.).

09/12/2017

* Un article de Paul Delesalle, dans Les Temps Nouveaux n°01 du 30/04/1898 (4e année) intitulé Balles Dum-dum et balles de grèves, me fait penser à la compagnonne ex-angevine qui s’est fait blessée par un tir de flash-ball à Nantes lors de la dernière manif syndicale.

Heureusement, le flic consciencieux, gardien des lois et des grands patrons, obéissant aux circulaires et recommandations pour ne pas tuer les manifestant-e-s de notre beau pays et de ne pas les tuer de façon trop visible mais juste de les terroriser et de mutiler un peu, n’a ni éborgnée notre camarade comme ça arrive souvent, ni estropiée : elle est juste tombée dans le coma quelques temps, a subit plusieurs opérations pour un tir (ou probablement deux) à la jambe.

En tout cas cet article et cette image me parle terriblement (LB.)

* Dans Les Temps nouveaux n°43 du 19/02/1898, Philippe, ex-angevin, réfugié à Londres car risquant la prison en raison de sa condamnation en sursis lors du procès d’Angers, explique pourquoi il a signé des articles sous pseudo pour dédouaner le compagnon en question (il est quand même curieux de signer sous un nom qui existe vraiment pour se protéger soit. Je ne saisi pas bien, (LB.))

* Un court article signé des initiales P.D., explique la misère à Cholet en particulier pour les tisserands (Les Temps Nouveaux n°48 du 26/03/1898).

* Annonce de réunions pour les camarades d’Angers et/ou Trélazé, dans les Temps Nouveaux n°50 du 09/04/1898n°08 du 18/06/1898 pour préparer sans doute la conférence d’Henri Dhorr du 29/06/1898 ; n°13 du 23/07/1898 ; n°27 du 29/10/1898 pour annoncer une réunion publique d’Henri Dhorr, à Angers, en faveur de Dreyfus et sur le titre -un peu curieux- « La République en danger« .

* Compte-rendu dans Les Temps Nouveaux n°11 du 09/07/1898 par Teberli, de la conférence d’Henri Dhorr du 29/06/1898.

27/11/1898

Arch. BNF/Gallica. Les Temps nouveaux, année 4, n°15 du 06/08/1898.

* Pierre André dans Les Temps Nouveaux, année 4, n°01 du 30/04/1898 et dans le n°09 du 25/06/1898 revient dans ces deux brèves sur un fait divers. Le garde-chasse du nobliau de Brissac, tue, probablement avec préméditation un braconnier. Le second braconnier sera condamné à 50 francs d’amende ; le meurtrier, défenseur du gibier du nobliau, sera lui innocenté. Dans le second article, j’ai laissé une petite brève sur le Prytanée militaire de la Flèche, comme c’est pas loin….

* Dans Les Temps Nouveaux n°22 du 24/09/1898, un intéressant comparatif sur les attentats commis à l’encontre des souverains et ceux commis contre les peuples.

* Delessalle, dans les Temps nouveaux numéros 27 et 28 dès 29/10/1898 et 05/11/1898 fait un bilan du Congrès de Rennes de la C.G.T.

25/11/2017

* Publié sur le blog d’Histoire Sociale Régionale, géré par le Centre d’Histoire de Nantes, un article sur Charles Arendel qui retrace sa vie de lutteur.

* Régis Meunier et campagne pour l’Amnistie des bagnards anarchistes : dans le numéro 41 du 05/02/1898 des Temps Nouveaux, des camarades de Brest rappellent le souvenir de Meunier au bagne en versant des sous pour soutenir le journal. Dans le n°44 du 26/02/1898, le journal demande des infos aux camarades de « province » sur les bagnards anarchistes. Dans le n°46 du 12/03/1898, c’est un édito de Jean Grave qui traite des bagnards et de la Justice. Cet édito révèle aussi le peu de liens entre journaux anars puisque dans le même temps est publié une enquête sur les bagnards anars dans le Père Peinard (voir les écrits pour y voir un peu plus clair). Dans le n°47 du 19/03/1898, Les Temps Nouveaux, informent de la campagne menée par Leyret.

21/11/2017

* Mise en ligne d’un article de l’Aurore, n°83 du 09/01/1898 réclamant l’Amnistie pour tous les prisonniers politique. On y parle donc des angevins. Dans le n° 139 du 06/03/1898, Leyret s’explique sur la campagne autour bagnards mais aussi établi une critique vis-à-vis du journal anarchiste Les Temps Nouveaux. Dans le n°161 du 28/03/1898 un article sur le procès des anars d’Angers. Toujours dans L’Aurore, publication dans le n°789 du 16/12/1899 de résolutions -planplan- de sections de la LDH sur les bagnards anarchistes.

19/11/2017

* Création d’un petit récapitulatif de textes et vidéo, pas complet sur le camarade Pierre-Jean.

* continuation des annonces de réunions informelles de groupes, de groupes non-groupe ou de réunions publiques : Le Père Peinard n°98 du 04/09/1898 ; n°99 du 11/09/1898n°101 du 25/09/1898n°103 du 09/10/1898 ; n°105 du 23/10/1898 ; n°106 du 30/10/1898 (réu H. Dhorr à Angers) ; n°110 du 27/11/1898 ; n°111 du 04/12/1898n°112 du 11/12/1898n°113 du 18/12/1898 ;  n°114 du 25/12/1898.

* Paiement des journaux du Père Peinard par H., B., P.A. et A. pour Angers ; P.A. et A. à Trélazé ; C. à Saumur ; P. à Combrée ; P. à Segré ; L. à La Forêt : Le Père Peinard n°94 du 07/08/1898 ; n°95 du 14/08/1898 ; n°96 du 21/08/1898 ; n°97 du 28/08/1898 ; n°98 du 04/09/1898n°99 du 11/09/1898 ; n°100 du 18/09/1898 ; n°101 du 25/09/1898n°103 du 09/10/1898 ; n°105 du 23/10/1898 ; n°106 du 30/10/1898n°107 du 06/11/1898n°109 du 20/11/1898 ; n°110 du 27/11/1898 ; n°111 du 04/12/1898n°113 du 18/12/1898 ; n°114 du 25/12/1898.

15/11/2017

Un bel hommage au camarade PJ. Un rassemblement puis une manif de Savary à Savary en passant devant le palais de justice, une pause et des chansons à la mairie, au département, à la prefecture. Ça avait de la gueule quand on était rassemblé à quelques dizaines le poing levés ; et quelques affiches collées ici où là comme ci-dessus avec une de ses célèbres phrases à l’emporte-pièce. Merci aux compagnes et compagnons qui se déplacé-e-s de l’Ariège, du Cher, de l’Indre-et-Loire, de Bretagne….(LB.)

* Dans le Père Peinard n°101 du 25/09/1898, un anar ardoisier de la Forêt se fait virer à cause de ses idées. Est-ce Eugène Lelièvre ? Toujours est-il qu’il semble organiser deux réunions publiques avec Séraphine Pajaud ; une à Noyant-la-Gravoyère  et l’autre à Segré.

* Un vieil ardoisier, nommé Leduc, viré après les grèves de 1891, meure à l’âge de 73 ans. Il vivait dans une sorte de grotte et vivait grâce à la mendicité. Le maire refusait d’abord de le placer à l’hospice (Le Père Peinard n°113 du 18/12/1898).

* Annonce de réunions informelles, de groupes ou publiques à Angers, en général au café Les Bonnes Fillettes, à 20h30 le samedi : Le Père Peinard n°96 du 21/08/1898, n°97 du 28/08/1898, n°100 du 18/09/1898, n°102 du 02/10/1898, n°104 du 16/10/1898, n°107 du 06/11/1898, n°108 du 13/11/1898, n°109 du 20/11/1898.

09/11/2017

Et bien voilà…, le camarade PJ n’est plus là… Pour un blog d’histoire révolutionnaire comme le notre, un compagnon aussi vivant, aussi entier, aussi chiant et attachant, il trouvera forcément une petite place dans un coin du dictionnaire biographique. En attendant, après avoir bien pleuré, rigolé aussi devant le film ou les témoignages des un-e-s des autres, des chansons ou d’un slam ; un dernier hommage lui sera rendu. Un hommage divers et varié, comme lui. Bourgeois-es tremblez, espérons, car nous réussirons à nous organiser pour détruire vos injustices… Organisé par l’Étincelle, le collectif des habitants du quartier Savary, le collectif Pas Sans Nous 49 et le CSSP49; ce sera le rendez-vous à 15 h au quartier Savary pour filer ensuite vers la mairie, le conseil départemental et enfin la Préfecture pour leur signifier que lui, s’Il est parti, nous, dans notre diversité culturelle, sociale, politique, nationale… nous, donc, On continuera à les faire chier !  (LB.)

En hommage à Pierre-Jean

Rassemblement samedi 11 novembre 2017

15 H

au Quartier Savary

« Soyons des électrons libres et de notre union naîtra la bombe atomique sociale pour que la terre devienne un grand village de 7 milliards d’êtres humains »

À l’appel de l’Étincelle ; du Collectif de Soutien au Sans-Papiers ;

de Pas Sans Nous 49 et de l’association des habitants de Savary

 

 

 

 

PJ49

Pierre-Jean est décédé cette nuit, 05/11/2017. Une bien triste nouvelle. P.J., cet emmerdeur au cœur en or, ce communiste-individualiste comme il aimait à se présenter, membre de l’Étincelle mais surtout depuis pas mal d’années du Collectif de Soutien au Sans-Papiers était un fan d’histoire. On va pas se mentir, il était aussi un casse-couille de première division, un mec avec qui il était difficile de militer au quotidien mais un généreux avec une ligne politique, un internationaliste viscéral de l’ici et maintenant, en particulier avec le Mali… Fan du collectif d’individu, il pouvait être tout autant constructif que destructeur. Devenu fan du droit, en complément de l’action et du rapport de force, il aimait à partir dans de longs -et souvent chiant !- monologues sur ce sujet. Sa surdité n’arrangeant rien ! Ancien ardoisier, ancien coquilleur aux fonderies de l’Authion, et, surtout intérimaire dans le bâtiment pendant de longues années ; ancien conseilliste, adhérent à la C.G.T., ce putain de tabac gris qui nous empuantait, l’a finalement emporté. Il restera beaucoup d’images de lui, variées. Pour moi, vécu directement ou raconté par les camarades : les gueulantes, un flic carapaçonné retourné par une prise de judo de ce petit vieux, des camarades ne voulant plus ouvrir une réquisition avec lui à cause de son téléphone qui sonnait à tout bout de champ et lui qui hurlait comme celles et ceux qui n’entendent rien ; ses départs intempestifs de réunions et ses retours sur la pointe des pieds parce que quand même ; ses longues tirades sur Lénine ; son bordel ; sa paluche toute dure ; sa main sur l’épaule pour dire une connerie, un encouragement ; de belles rencontres grâce à lui comme H. du CSSP ; ses plans parfois foireux (les centaines voire plus de livres stocké à l’Étincelle pour envoyer un container de bouquins au Mali) ; son regard et sa toux ; son regret de ne pouvoir assister à l’ouverture de la nouvelle Étincelle (« rien ne va, même ça je vais le louper ») ; une dernière fois -preuve qu’il ne lâchait rien- où il m’entreprit sur l’anarchisme, la construction d’îlots de contre-société mais en comprenant 1 mot sur 100 tant sa bouche et sa mâchoire était détruite ; mais aussi un dernier rire avec S. du CSPP à l’hôpital quand il était à poil, voici une grosse semaine. Un sacré emmerdeur qui va manquer (LB.)

Dessin de Kro. pour une affiche de l’Étincelle.

 

La librairie Les Nuits Bleues organise une conférence mardi 7 novembre à 20h : « Espagne 1936 : les milices anarchistes et les volontaires internationaux » — Après le coup d’État militaire des 17 et 18 juillet 1936 contre le gouvernement républicain, les milices anarcho-syndicalistes et anarchistes de la Confédération nationale du travail et de la Fédération anarchiste ibérique jouent un rôle déterminant dans la défense de la République durant les premiers mois de la guerre civile. Elles prennent également une part active à la Révolution sociale espagnole de 1936. Dans ces milices, les volontaires refusent l’uniforme, le salut militaire et autres marques de respect à la hiérarchie. Les officiers, élus, pouvaient se succéder rapidement à la tête d’un groupe et les hommes s’estiment en droit de discuter les ordres et de ne les appliquer que s’ils sont d’accord. Des volontaires internationaux vont rejoindre les milices anarchistes : c’est leur histoire qui sera abordée par les Giménologues lors de cette conférence.

05/11/2017

* Une réunion fort intéressante hier soir sur la Révolution russe devant une salle comble au « 21 ». Merci au compagnon qui a su nous éclairer sans langue de bois sur cette période mais aussi ce qui devrait être utile à chaque fois pour les libertaires, tirer les leçons de ses échecs : la fuite en avant du terrorisme anarchiste à l’aveugle d’après 1905 et/ou d’un prétendu banditisme social du type bande à l’opposé des expropriations -organisées de façon consciente par les organisations- des grands bourgeois (maison vide, etc.) mais utile concrètement ; le manque d’organisation et de volontarisme ; le trop plein de confiance aux alliés d’un jour ; sur la question de la violence le refus du pacifisme intégral sans non plus une fuite en avant et surtout pas de violences déconnectées des idées et du mouvement … C’est bien sûr un avis perso ! (LB.)

Arch. FH. Le Père Peinard, série 3, n°4 du 05/02/1900.

 * Pour 1899 et le Père Peinard, pas grand chose à mettre sous la dent en terme d’article sur l’Anjou. Il faut dire que le journal s’arrête pour le deuxième série au numéro du Premier Mai 1899 car Pouget prêtera main forte au quotidien Le journal du Peuple -malheureusement je n’en ai pas l’accès tout comme le Libertaire-, qui n’est pas un journal anarchiste ni même libertaire, mais un journal où les anars sont plus qu’influents (Faure, Michel, Pouget, etc.) qui existera dans le cadre de l’Affaire Dreyfus. Il semble que beaucoup d’infos passent, selon Pouget, dans ce journal et que le Père Peinard se vide de sens et de contenu dans ce moment. Il s’agit avant tout des paiements des journaux par par A., H. pour Angers, P.A. pour Trélazé, C. pour Saumur (Le Père Peinard n°115 du 01/01/1899 ; n°116 du 08/01/1899 ; n°118 du 23/01/1899 ; n°122 du 19/02/1899 ; n°123 du 26/02/1899 ; n°124 du 05/03/1899 ; n°125 du 12/03/1899 ; n°126 du 19/03/1899 ; n°127 du 02/04/1899 ; n°128 du 16/04/1899).

* Réunion du groupe au café Les Bonnes Fillettes à 20h30 (Le Père Peinard n°115 du 01/01/1899).

 

La Révolution russe – événement d’envergure planétaire dont on fête le centenaire cette année – ne se limite pas à un affrontement binaire entre tsaristes et bolcheviks.
Des forces politiques ont agi, à l’époque, pour proposer un autre modèle qu’une monarchie cruelle d’un côté, une dictature cynique de l’autre.
Le mouvement anarchiste s’est battu pour une démocratie fondée sur les soviets libres, et non inféodés au Parti communiste ; un socialisme fondé sur l’autogestion, et non sur l’étatisation totale de la vie économique.
En première ligne, mais minoritaires en 1917, les anarchistes et anarcho-syndicalistes s’efforcèrent de rattraper leur retard et de créer la surprise. Nous raconterons comment.

Réunion publique co-organisée par Alternative Libertaire 49 et la librairie les Nuits Bleues. 
Samedi 4 novembre à 18h30 au 21 rue Maillé.

04/11/2017

* Grâce au compagnon FH., j’ai fini de dépouiller le Père Peinard qu’il avait mis à disposition. Il manque quelques numéros épars.

* Pour 1900, 3e série du Père Peinard ; dans Le Père Peinard n°05 du 12/02/1900, un article sur l’amnistie en Espagne mais en France rien de tel à l’horizon : aborde les bagnards français tel Meunier, Chevry, etc. Dans Le Père Peinard n°12 du 01/04/1900, il y a un édito sur la libération de prison d’un type de la haute mais pendant ce temps là des anars croupissent toujours au bagne ou en prison (Meunier, etc.).

* Un nommé Leguilloux, ouvrier du fond depuis 1872, soit 28 ans, est mis à la porte des ardoisières car n’est plus assez productif (Le Père Peinard n°3 du 28/01/1900).

* Dans le n°05 du 12/02/1900, un article explicatif de Pouget sur la tenue d’un Congrès ouvrier international révolutionnaire qui aurait dû se tenir à Paris en 1900 (interdit) et auquel Mercier aurait dû représenter les trélazéens. Dans le n°11 du 26/03/1900, Pouget approfondi la façon dont aurait dû se tenir ce Congrès.

* À Angers, on célèbre l’insurrection triomphante de la Commune (Le Père Peinard n°11 du 26/03/1900).

* À Renazé, grève de 4 jours des ardoisiers. Une autre a lieu par les ouvriers du fond à Misengrain (Le Père Peinard n°09 du 11/03/1900).

* Souscription d’angevins pour « graisser le tire-pied » du Père Peinard, c’est-à-dire donner de l’argent pour aider à tenir à flot le journal : Mercier (Henri ?, Anne ou Anna ?, Paul ?), Bruon (Alphonsine ou Constant ?), Meunier (Léon ? un discret hommage à Régis) (Le Père Peinard n°02 du 21/01/1900) et P.A. de Trélazé (Le Père Peinard n°08 du 05/03/1900). À Cholet, c’est de la part d’un bon bougre de Cholet (Le Père Peinard n°014 du 15/04/1900).

* Paiement des journaux du Père Peinard par L.A. (P.A.?) de Trélazé ; A. à Angers (Le Père Peinard n°03 du 28/01/1900 ; n°09 du 12/03/1900n°11 du 26/03/1900).

 


31/10/2017 et 03/11/207

Arch. FH. Le Père Peinard, série 2, n°112 du 11/12/1898.

* Pendant que les marmots sont partis, avec leurs copains et copines, détroussés les voisin-e-s de leurs bonbons, à la plus grande joie des marchands… j’ai mis une tripotée de dessins issu du Père Peinard, de la seconde et de la troisième série (dessins toujours gracieusement fournis grâce au compagnon FH. !). Là, illuminé par Saint Bakounine, il m’est venu une idée, faut pas hésitez à m’envoyer à petit mail si le cœur vous en dit… Est ce que ça vaudrait pas le coup, de republier les dessins dans un chouette bouquin, avec d’un côté le dessin, de l’autre ça correspond à quoi pour contextualiser de façon courte le truc et les personnages et puis comme on y est, avec une petite bio des auteurs des dessins ? Certains peuvent être passé, mais d’autres et un grand nombre, peuvent toujours faire résonance à l’heure actuelle. (LB.)

* Mise en ligne de quelques poésies qui seront plus tard repris en chanson ou directement écrit sous forme de chansons : Elle n’est pas morte ! : une poésie d’Eugène Potier sur la Commune de Paris. Une autre poésie d’Eugène Potier est La Saccoche. Une chanson célèbre dans le milieu libertaire est Quand nous en serons au Temps d’Anarchie de Paul Paillette. Elle fut néanmoins publié d’abord dans le Libertaire en 1895, sous un autre titre : Heureux Temps.

 

28/10/2017

* Création d’une notice biographique pour Fortunato BULLERI, issu d’informations donnés par sa famille. Merci à eux.

* Deux voleurs de cerises à Trélazé. Pour excuse ils croyaient que c’étaient des cerises des ardoisières… ils étaient mal renseignés les chapardeurs… faut dire que ce sont des gendarmes ! (Le Père Peinard n°91 du 17/07/1898).

* À Brissac, un garde-chasse du château tire au fusil sur un braconnier, nommé Massonneau, qui tendait des pièges à la lisière d’un bois, et le tue. Le correspondant local des Temps nouveaux ironise sur le fait que pendant La Commune, au cours de la Semaine sanglante, il n’y eu pas de protestation.  En tout cas l’Ordre et la Propriété sont sauf puisqu’à priori le garde-chasse fût acquitté tandis que le gus qui accompagnait Massonneau fût lui condamné à 50 francs d’amende (pour braconnage?) … À ce propos, une petite question contemporaine, dans les journaux de complaisances, le duc ou le machin-chose qui se veut le gardien d’un patrimoine plus que de sa particule et des biens qui vont avec, se sent-il l’héritier aussi de ce meurtre ? (BNF, Les Temps Nouveaux, n°01, année 4, du 30/04 au 06/05 et le Père Peinard n°86 du 12/06/1898).

Arch. FH.

* Rajout d’une affiche du Père Peinard dans le rubrique dédiée, publiée dans le numéro 93 du 31/07/1898.

* À propos d’élections, on nous serine à chaque fois le désamour des électeurs et des électrices pour leurs élu-e-s, les dangers pour la République et la Démocratie (là faut mettre des trémolos dans la voix), à Angers, fin juin 1898, à peine un sixième des électeurs se déplacent pour voter pour compléter le Conseil Municipal (Le Père Peinard n°89 du 03/07/1898).

* Annonce d’une tournée de conférences de Séraphine Pajaud (et ici) qui passera par le Maine-et-Loire (Le Père Peinard n°93 du 31/07/1898).

* Paiement des journaux du Père Peinard par H., D., B., P.A. (= A.?) à Angers ; L. à La Forêt et C. à Saumur (Le Père Peinard : n°90 du 10/07/1898 ; n°92 du 24/07/1898 ; n°93 du 31/07/1898).

* À Angers, au café Les Bonnes Fillettes, deux réunions de groupes où « les camarades » sont conviés. L’une le samedi 09/07/1898 à 20h30 et l’autre le samedi 23 juillet également à 20h30 (Le Père Peinard n°90 du 10/07/1898 et n°92 du 24/07/1898).

* Le Mercredi 29 juin, Henri Dhorr, tient une conférence en faveur de Dreyfus -selon Boussion et Brachet- à la salle Aubin, rue Saumuroise, à Angers. Cependant, dans un court compte-rendu publié dans le Père Peinard, il n’est pas directement fait mention de Dreyfus, mais des marloupiers de la haute, des gouvernants, des galonnards, des jugeurs, des ratichons et autres porcs vermineux qui ont été passé ferme à l’astique. Il y avait 300 personnes selon le journal anarchiste. (Boussion S et Brachet J-P et Le Père Peinard n°88 du 26/06/1898 et n°90 du 10/07/1898).

* Mise en ligne d’une petite poésie et d’une chanson de Jules Jouy : Le Candidat et Poisson d’Avril.

21/10/2017

* En mai, les règlements des ventes de journaux du Père Peinard, sont réglés par H., D., et B. à Angers, A. à Trélazé et L. à La Forêt (Le Père Peinard n°82 du 15/05/1898, n°84 du 29/05/1898, n°85 du 05/06/1898). // En juin, les versements des règlements des ventes de journaux du Père Peinard, sont effectuées par P.A. à Trélazé, H. à Angers, L. à Combré, C. à Saumur (Le Père Peinard n°86 du 12/06/1898, n°87 du 19/06/1898, n°88 du 26/06/1898, n°89 du 03/07/1898). Les initiales H. pour Angers et L. pour Combré et La Forêt correspondent probablement à Hamelin et Lelièvre Eugène. Pour P.A. avec encore moins de certitudes, il peut s’agir de Pierre André  : voir 1898 et Histoire (partielle) des groupes anarchistes d’Angers et Trélazé.

* Envoi d’argent d’un ouvrier de l’Ecce Homo pour les affiches du Père Peinard (Le Père Peinard n°82 du 15/05/1898).

* Plusieurs réunions ont lieu : le 19 juin au café Les Bonnes Fillettes où les angevins invitent les trélazéens ; le 25 juin au Petit Tonneau et enfin une réunion publique avec Henri Dhorr ( sur l’Affaire Dreyfus) : Le Père Peinard n°87 du 15/06/1898 et n°88 du 22/06/1898.

* En Maine-et-Loire, selon un article du Père Peinard, les catholiques ont multipliés par 5 en 17 ans leur patrimoine immobilier (Le Père Peinard n°89 du 03/07/1898).

17/10/2017

* Un article de l’Humanité n°3714 du 18/06/1914, annonçant un meeting en faveur de Péan sous la présidence d’Émile Rousset à Paris. Dans le n°4051 du 21/05/1915, la L.D.H. dans une pub -sans citer à un seul moment le Comité de Défens Sociale (!….) cite en exemple l’Affaire Péan. Sont annoncées, en région parisienne toujours, le 09/07/1914, plusieurs réunions organisées soit par les socialistes soit par la L.D.H. où sont abordées l’Affaire Péan. Lors d’une tournée de conférences de la L.D.H. en Lozère, des ordres du jours sont votés en faveur de Péan selon L’Humanité n°3719 du 26/06/1914.

14/10/017

* Rajout de quelques dessins issus du Père Peinard au sujet des élections et surnommées « la tinette électorale ».

* SOUSCRIPTIONS : les versements des ventes en Mars-Avril, du Père Peinard sont assurés par P.A. de Trélazé, H., A. et B. et P.A. à Angers ; C. à Saumur dans les numéros 80 du 01/05/1898 ; n°73 du 13/03/1898 ; n°78 du 17/04/1898 ; n°77 du 10/04/1898n°79 du 24/04/1898. Souscriptions d’angevin-e-s pour la publication d’affiches du Père Peinard pour 1fr70 (Le Père Peinard n°79 du 24/04/1898).

* RÉUNIONS ÉLECTORALES : Réunion à Angers pour une campagne contre les élections. Une invitation est faite aux compagnon-ne-s de Trélazé. (Le Père Peinard n°71 du 27/02/1898). À Trélazé deux réunions électorales sont perturbées. L’une tranquilou car le socialo s’il « n’est pas mariole c’est un bon fieu » par contre le curé lui part accompagné par la chanson du Père Duchesne ! (Le Père Peinard n°80 du 01/05/1898).

* RÉUNIONS : À Angers deux réunions ont lieux les dimanches 10 et 17 avril 1898 au café Les Bonnes Fillettes (le Père Peinard n°77 du 10/04/1898 et n°78 du 17/04/1898).

* Émile Hamelin : début 1898, il est au Havre pour vendre les journaux révolutionnaires. mais, il est mis au violon par commissaire de police qui aurait bien voulu l’empêcher de vendre les journaux (Le Père Peinard n°69 du 13/02/1898).

* Régis Meunier : dans le Père Peinard n°75 du 23/03/1988, un article sur la candidature de Cyvoct à son retour du bagne. Cyvoct cite Meunier. Un vieux documents qui traînait sur mon ordi depuis belle lurette, et fourni par le compagnon FH., un rapport d’origine policière sur deux conférences à Agen fin octobre 1892.

Arch. FH. Le Père Peinard, série 2, n°78 du 17/04/1898.

Arch. FH. Le Père Peinard n°80 du 01/05/1898.

Arch. FH. Le Père Peinard n°79 du 24/04/1898

10/10/2017

* Jour de permanence à la librairie donc pas d’accès à mes dossiers, donc je digresse de gauche à droite. Surtout là (…), puisque puisque je regarde le journal l’Humanité. Dans le numéro 3693 du 28/05/1914, un article sur l’Affaire Péan. Dans le n°3694 du 29/05/1914, l’auteur relate que le CDS et la LDH ont trouvés des témoins ayant assistés aux événements ayant conduits à la condamnation à mort de Péan mais qui l’innocente totalement. Dans le n°3698 du 02/06/1914, l’auteur de l’article revient sur la personnalité des deux principaux accusateurs : le soldat Rouxel et le sergent Mourot. Dans le n°3699 du 03/06/1914, Jules Uhry, futur député S.F.I.O., revient sur la personnalité de Péan et tire des extraits de lettres écrites par Péan où la bondieuserie, le nationalisme et le le goût pour le militarisme forment une sainte trinité de la connerie.

09/10/2017

* Bon, le journal la Guerre Sociale est dépouillé et mis en ligne, grâce à la BNF / Gallica. Je pense avoir mis le gros des infos dans les bonnes rubriques (années, les noms des militantEs, des articles en liens : J.Synd ; C.D.S. ; etc.). Je reviens donc sur le Père Peinard, la deuxième série. Là, c’est en 1898. Les numéros sont fournis grâce au travail du compagnon F.H.

03/10/2017

* Réunion mensuelle du groupe des Amis de la Bataille Syndicaliste, à la Bourse du Travail, Angers, 20h30. Il est annoncé que le groupe a presque doublé (La Bataille Syndicaliste n°619 du 04/01/1913).

* SOUSCRIPTION : Versement de Peltier (trop de Peltier pour l’identifier précisément pour l’instant) de Trélazé et d’un groupe de lithos et de typos d’Angers (La Bataille Syndicaliste n°621 du 06/01/1913).

* Il semble que Georget soit une cible pour les syndicalistes mineurs socialistes du Nord puisque certains d’entre-eux semblent demander son expulsion de la Maison des Syndicat de Lens (La Bataille Syndicaliste n°622 du 07/01/1913) !

* Publication d’un ordre du jour des Jeunesses Syndicalistes d’Angers condamnant le militarisme et en soutien auxJ. Synd. de Paris dans la Bataille Syndicaliste n°622 du 07/01/1912.

02/10/2017

Arch. C.M.

* Mise en ligne de nombreux documents et quelques photos en lien avec la vie des militant-e-s communiste (P.C.), syndicaliste et résistant-e- Georgette Bodineau et Roger Bourry. Merci à Mme C.M. qui se reconnaîtra !

01/10/2017

Arch. (LB.) Broche CNT/FAI

* Mise en route d’une compilation de photos et de documents pour un éventuel article, plus tard !, sur la Coopérative de l’Avenir du Prolétariat. SI vous disposez de documents, photos, connaissiez le fonctionnement, etc. n’hésitez pas à me contacter ! (LB.)

* RÉVEILLON DE NOËL 1910 … : Le groupe des Originaires de l’Anjou prépare une fête de Noël (La Guerre Sociale n°53 du 14/12/1910 et n°54 du 21/12/1910). À Angers, c’est aussi probablement le cas, mais sans vraiment de date ni de lieu d’indiqué dans le journal (La Guerre Sociale n°53 du 14/12/1910).

* Première réunion publique du Groupe d’Éducation Sociale au café Guillet-Gardais dans le Faubourg Saint-Michel à 20h. (Les Temps Nouveaux n°16 du 25/12/1910 et La Guerre Sociale n°54 du 21/12/1910).

* Rajout divers de la G.S. qui traînaient : annonce de dates de réunions (tenues ?) prévues par Girault en Maine-et-Loire à Angers, le 31 mars ; Trélazé et Noyant (le premier et deux avril) dans la Guerre Sociale n°08 du 02/02/1910. // Un article sur les élus et leurs liens entre-eux ou avec le monde de la finance cite en Maine-et-Loire deux frangins : les frères Bougère. L’un Laurent, député de Segré est banquier, industriel et membre du Syndicat des Banquiers de Province. L’autre, Ferdinand, est lui député d’Angers (La Guerre Sociale n°19 du 20/04/1910). // Un Ordre du Jour de la C.G.T. sur la Révolution au Portugal en 1910. // Appel de la C.G.T. pour le Premier Mai 1910. // Annonce d’une conférence de Régis Meunier, l’ex angevin et ex-bagnard, à Limoges pour le C.D.S. dans La Guerre Sociale n°41 du 21/09/1910.

* Mise en ligne de quelques chansons : « La carmagnole de La Guerre Sociale » ; « La Carmagnole Révolutionnaire » ; « La Chanson des Silos » (une torture infligée à Biribi)

30/09/2017

Arch. Le Vraux/Boulan. Action, de Fernand Boulan, de la coopérative de consommation L’Avenir du Prolétariat en 1929. Merci !

* LES ORIGINAIRES DE L’ANJOU : Le samedi 10 septembre, salle Henri Duval, rue Rebéval dans le 19e arrondissement, le groupe organise une causerie sur « l’Action révolutionnaire« . La réunion est animée par Henri Lausinotte (La Guerre Sociale n°39 du 07/09/1910). Le samedi 24/09/1910, en plus d’une causerie animée par Douyau, la réunion a pour pour but de préparer une soirée familiale (La Guerre Sociale n°41 du 21/09/1910). Le 9 octobre, à partir de 14 heures, le groupe organise une fête familiale, salle Fabien, 70 rue des Archives, avec une conférence sur l’éducation par Xavier Douyau, encore membre de la jeunesse socialiste révolutionnaire (orthographié Donyan dans l’article des Temps Nouveaux). Xavier Douyau qui devait faire une conférence sur l’Éducation, s’exprime « en faveur de l’organisation syndicale et l’organisation révolutionnaire qui doit y être faite. Il préconise, à l’instar de la Guerre Sociale, la formation dans les groupes de comités secrets en rapport entre eux, composés seulement de 4 ou 5 camarades dont la tâche sera de faire du sabotage le cas échéant. » (Rapport de la P.P. du 10 oct.) (et La Guerre Sociale n°42 du 28/09/1910). Puis avec le concours « de chansonniers révolutionnaires » tel Esther Israël, Clovys, Franck Cœur, Lucienne Désiris et de « Davray » -dans Les Temps Nouveaux– (D’Avray Charles) qui chantera sa chanson « Gloire à Rousset » (La Guerre Sociale n°42 du 28/09/1910 -détail des chansonniers-). Le samedi 15 octobre, salle Gadefaix route de Flandres à Aubervilliers, une réunion du groupe a lieu avec une causerie sur la Coopération en plus par un membre du groupe (La Guerre Sociale n° spécial 44 G, édition du 18/10/1910). Une autre réunion est organisée dans le n°46 du 25/10/1910 de la Guerre Sociale. Le dimanche 13 novembre, le groupe organise une conférence par Constant Bruon sur le thème « République, Socialisme ou Anarchie ! » suivie d’un concert avec le concours du groupe artistique révolutionnaire du 18e arrondissement et « les camarades poètes et chansonniers révolutionnaires » (La Guerre Sociale n°48 du 09/11/1910).

* SOUSCRIPTIONS : La Jeunesse Syndicaliste de Trélazé, à l’occasion du départ de la Classe, organise une collecte qu’elle versera par l’intermédiaire de Boulan et ce au profit du Comité de Défense Sociale (La Guerre Sociale n°42 du 28/09/1910). // Versement par Boulan d’une somme de 15 francs au profit du Comité de Défense Sociale (La Guerre Sociale n°46 du 25/10/1910). // Souscription de 2 francs par Auguste Boulan au profit de la Guerre Sociale (La Guerre Sociale n°47 du 02/11/1910).

* GRÈVE des CHEMINOTS : Il y aura à Écouflant des fils de signaux qui sont coupés et des lanternes cassées ; sur la ligne Le Mans-Angers des fils télégraphiques seront mis à terre, à Angers des fils sont sabrés et des machines sont sabotées (La Guerre Sociale n°44 C du 14/10/1910 et n°44 D du 15/10/1910).

* Journal L’HUMANITÉ : dans les numéros 49 du 16/11/1910, n°50 du 23/11/1910 et 51 du 30/11/1910 de la Guerre Sociale, une série d’articles assez cinglantes sur les finances (et les relations avec les financiers) du journal L’Humanité.

26/09/2017

* Dans La Bataille Syndicaliste n°616 du 01/01/1913, un article de Pierre Gemin sur la misère dans les ardoisières en Bretagne et en particulier à Carhaix et Guernanic mais aussi une brève, avec un ordre du jour de la Jeunesse Syndicaliste de Renazé contre les Lois scélérates et la répression que subit la Jeunesse de Paris.

* Versement d’angevins et de groupes en faveur de La Bataille Syndicaliste (numéro 617 du 02/01/1913).

24/09/2017

* Mise en ligne d’un article de Louis Perceau, né dans le département voisin des Deux-Sèvres, sur ce qu’est la C.G.T.

* SOUSCRIPTIONS : // Versement pour le Comité Antiparlementaire de la part de G.B. (La Guerre Sociale n°21 du 04/05/1910). Un nommé H.B. de Trélazé envoi son soutien pour 5 francs (La Guerre Sociale n°23 du 18/05/1910). // Souscription de la Jeunesse Syndicaliste de Trélazé en faveur de Rousset et pour ramener le corps d’Aernoult en France, pour 5 francs (La Guerre Sociale n°23 du 18/05/1910).

* Grève des ardoisiers de Trélazé : Au lendemain matin d’une manifestation où la cavalerie charge, lors de la grève de l’été 1910, Ferdinand Vest, Auguste Boulan (anar)-secrétaire-adjoint du syndicat ardoisier-, Lecoz (création d’une notice biographique) et Jahane ou Jehane (nantais d’origine et futur secrétaire de la Fédération Communiste Anarchiste en 1913) sont arrêtés. Le 9 juillet, ils seront condamnés respectivement à 3 mois, 2 mois, 3 semaines et 2 semaines de prisons et pas mal d’amende (La Guerre Sociale n°32 du 20/07/1910).

* Dans La Guerre Sociale n°33 du 27/07/1910, parution d’un texte annonçant la création officielle du groupe « Les Pereyeurs, groupe des Originaires d’Angers et de Trélazé«  le samedi 06/08/1910 à Aubervilliers, salle Gadefaix. Dans les photos ci-dessous, combien sont des anciens grévistes de l’été 1910 à Trélazé comme Fernand Boulan ?

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Fernand Boulan à gauche sur la première photo.Arch Le Vraux/Boulan

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Photos intitulés Les angevins à Paris. Des membres des Originaires de l’Anjou ? Arch. Le Vraux/Boulan

 

 

 

 

 

 

CPA ayant circulée en 1905. Le restaurant en  coopératif de la rue Trétaigne

*Le samedi 27 août 1910, à 20h30, une réunion/discussion/débat, animée par Émile Guichard et Constant Bruon sur la nécessité du groupement et le Syndicat (La Guerre Sociale n°37 du 24/08/1910). La réunion est organisée dans le 18e arrondissement de Paris, au restaurant coopératif de la rue Trétaigne, au numéro 7.

 

23/09/2017

affiche en vente sur ebay et à 800 balles ! C.G.T. vers 1906 : 36 heures par semaines, 8 heures par jour, repos hebdomadaire pour tous, boycottage, sabottage

* Publication d’une affiche/manifeste du Comité de Défense Sociale au ton très offensif, autour de l’Affaire Aernoult-Rousset. La Guerre Sociale publie dans les numéros suivant un texte de Marmande sur l’histoire d’Aernoult et de son meurtre par les chaouchs, l’histoire de Rousset qui seul contre l’Armée s’est dressé pour dire la vérité mais aussi sur les bagnes militaires (La Guerre Sociale n°16 du 30/03/1910, n°17 du 06/04/1910).

* SOUSCRIPTIONS : La Jeunesse Syndicale de Trélazé verse pour 3 francs de souscription au profit de la Guerre Sociale (La Guerre Sociale n°16 du 30/03/1910). Dans La Guerre Sociale n°17 du 06/04/1910, il est fait mention du versement d’une souscription de 10 francs reçue aux Temps Nouveaux et versée par A.B. de Trélazé pour le Comité Révolutionnaire Antiparlementaire.

* Un petit mot d’Hamelin -résidant 73 rue de la Pyramide à Trélazé- pour Constant Moreau pour avoir son adresse (La Guerre Sociale n°17 du 06/04/1910)

20/09/2017

* SOUSCRIPTIONS : pour La Guerre Sociale : une institutrice, G.B. (= Gabrielle Bouët ?), en  » hommage à Hervé » et d’un groupe d’ardoisiers de Trélazé (La Guerre Sociale n°11 du 23/02/1910).

* Grelée (Pierre ?) reçoit une réponse sur le droit du travail via la Guerre Sociale (la Guerre Sociale n°11 du 23/02/1910). Pourquoi n’a -t’il pas été plus tôt à la Bourse du Travail ?

Répression(s) syndicale contre les Instits du Maine-et-Loire : Laiyet une fois muté en Indre-et-Loire, deux réunions sont organisées rapidement. Une à La Daguenière (date ?), où les -des – parents apportent leur soutien à l’ancien instituteur du village. Une autre réunion est organisée à la Bourse du Travail d’Angers le 12/02/1910. Louis Bouët y prend la parole au nom du Syndicat des Instits. Aussitôt l’Inspecteur d’Académie annonce des poursuites contre lui. Le même jour, Simon, membre du Syndicat, se voit condamné à 10 (ou 100 francs d’amende) et 200 francs de dommages et intérêts par « la justice », au profit d’un nommé Terrien qu’il avait pris à partie dans les colonnes du Bulletin, journal du Syndicat. Là l’inspecteur envisage lui aussi des sanctions disciplinaires, avec déplacement d’office comme pour Bouët, mais avec un peu plus d’honnêteté (honnêteté et morale ne sont pas synonymes !), certes involontaire, puisque le Préfet du Maine-et-Loire, lui annonce dans un courrier, que d’accord avec l’inspecteur, il engage des poursuites. Sauf, qu’il sera juge et partie et que de toute façon il veut des sanctions… (La Guerre Sociale n°12 du 02/03/1910).

la librairie Les Nuits Bleues organise une conférence samedi 16 septembre à 19h : « Espagne 1936 : les milices anarchistes et les volontaires internationaux » — Après le coup d’État militaire des 17 et 18 juillet 1936 contre le gouvernement républicain, les milices anarcho-syndicalistes et anarchistes de la Confédération nationale du travail et de la Fédération anarchiste ibérique jouent un rôle déterminant dans la défense de la République durant les premiers mois de la guerre civile. Elles prennent également une part active à la Révolution sociale espagnole de 1936. Dans ces milices, les volontaires refusent l’uniforme, le salut militaire et autres marques de respect à la hiérarchie. Les officiers, élus, pouvaient se succéder rapidement à la tête d’un groupe et les hommes s’estiment en droit de discuter les ordres et de ne les appliquer que s’ils sont d’accord. Des volontaires internationaux vont rejoindre les milices anarchistes : c’est leur histoire qui sera abordée par les Giménologues lors de cette conférence.

 gimenologues-ANGERS

11/09/2017

* Petit à petit la carte du département, mise en place, par Ascona se complète ! Le but, y mettre les mines et carrières, les grandes industries et pourquoi pas les plus petites, les lieux de sociabilités ouvrières, les lieux de réunions, etc.

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Gabrielle Bouët.

* Mise en forme et avec une iconographie de l’année 1910.

*Versement de souscriptions en soutien à la Guerre Sociale de la part d’Hamelin -1

franc- et peut-être de Gabrielle Bouët, « G.B. institutrice » pour 0franc50 (La Guerre Sociale n°14 du 16/03/1910).

* Annonce d’une tournée de conférence de Girault, sur le thème de L’Église et l’École. Il serait annoncé (je serais tenté de dire une nouvelle fois…(LB.)) par Angers (La Guerre Sociale n°06 du 19/01/1910).

* Rajout à l’article sur les Jeunesses Syndicalistes et sur celui sur Les Originaires de l’Anjou.

10/09/2017

Un playmobil, différent…

* INSTITS : Pendant plusieurs mois, le Syndicat des Instituteurs et Institutrices du Maine-et-Loire est en butte

aux tracasseries de la préfecture : en cause l’adhésion à la C.G.T., l’adhésion à la Bourse du Travail, etc. (La Guerre Sociale n°12 du 03/03/1909).

* C.D.S. : 11 MARS 1909 : À Trélazé, salle de réunion de la Coopérative de l’Avenir du Prolétariat, réunion en vue de former un Comité de Défense Sociale. La réunion est ouverte aux camarades révolutionnaires de toute les nuances (sous-tendu, on accepte celles et ceux qui ne sont pas anars) (La Guerre Sociale n°13 du 10/03/1909). // Toujours sur le C.D.S., publication dans La Guerre Sociale n°19 du 21/04/1909, d’un manifeste intitulé  « Pour la Liberté de Penser. Ceux qu’on poursuit – Ceux qu’on glorifie« . Un texte qui pourrait tout à fait être actualisé entre les propos et/ou les acte tenus par ceux qui ont les pouvoirs (militaire, politique,…) et ceux qui tentent de s’opposer, ceux qui résistent, ceux qui veulent une autre société plus juste, plus humaine ou les richesses sont partagées… // La réunion du groupe, du C.D.S. de Trélazé, à la mi-mai, annonce sa tenue pour « le jeudi d’après la paye des carrières« , à 19h30 (La Guerre Sociale n°22 du 12/05/1909). Est-ce que les réunions ont lieues tous les jeudis comme le suggère S. Boussion dans son mémoire, où simplement, un jeudi de temps-à-autres ?

* GRÈVE : Grève des menuisiers d’Angers d’après un appel de la Fédération du Bâtiment pour recevoir des dons afin de soutenir les différentes grèves (La Guerre Sociale n°23 du 19/05/1909).

* SOUSCRIPTIONS : Versement d’une collecte pour la Guerre Sociale de la part d’un « groupe d’ardoisiers trélazéens qui attendant le Grand Soir avec impatience » (La Guerre Sociale n° 024 du 26/05/1905). // Souscription des ardoisiers de Renazé -probablement-, au profit du C.D.S.,  mais est-ce la même liste (L 126) qu’en juillet ou une différente ? (La Guerre Sociale n°28 du 23/06/1909). Le syndicat des ouvriers granitier de Bécon -5 francs- (Les Temps Nouveaux du 07/08/1909 et La Guerre Sociale n°34 du 04/08/1909) ; tout comme des « camarades de Trélazé » et pour la même somme (La Guerre Sociale n°33 du 28/07/1909) : tout ce petit monde verse au profit du C.D.S.

* Tenue d’une réunion à la salle de la coopérative de Trélazé pour organiser une protestation contre la venue du ministre de la Guerre : le général Picquart, lors de la 35e Fête Fédérale des Sociétés de Gymnastique. Des affiches sont collées. Mais les seuls « A bas Picquart » qui sont criés sont ceux des Camelots du roi. (Boussion S.). À cette réunion, selon un article de la Guerre Sociale, le maire « socialiste » Gaspalon, serait venu en personne, à la demande de la gendarmerie, pour demander de s’abstenir de toute manifestation… (La Guerre Sociale n°27 du 16/06/1909).

* J’ai mis l’annonce d’un meeting contre l’attitude du journal L’Humanité envers les révolutionnaires. Je rajouterai quelques textes de La Guerre Sociale sur le financement du journal  » »prolétarien«  » » à l’origine. C’est pour le plaisir, mais ça fait toujours du bien !

09/09/2017

* Mise en ligne de deux extraits du Petit Courrier. L’un annonce une fête à Trélazé, salle de la Maraîchère, mais, organisée par la Coopérative de l’Avenir du Prolétariat. En première partie, vers 14h, des scénettes et de petites pièces de théâtres comme « Guerre à la Guerre ». En seconde partie, une causerie « par le camarade Bellier » (Ernest ?) administrateur de la Coopérative sur « la coopération« . Enfin, dans une troisième partie de l’après-midi, des chants et une pièce joués par les cadets. Le soir est organisée un concert et un bal de nuit (Le Petit Courrier n°16 du 16/01/1909). Le second, n°18 du Lundi 18/01/1909, dresse un bilan succinct de la journée.

* Les JEUNESSES SYNDICALISTES : Dans La Guerre Sociale, n°04 du 06/01/1909, un article qui revient sur la genèse (de façon rapide) des J. Synd, au niveau national en réponse complémentaire à un article de Gemin de Renazé (article que je n’ai pas malheureusement).

* SOUSCRIPTIONS : Boulan envoie 10 francs 50 de la part du Syndicat des ardoisiers de Trélazé au Comité de Défense Sociale de Paris. (Les Temps Nouveaux n°43 du 20/02/1909 et La Guerre Sociale n°11 du 24/02/1909).

08/09/2017

AD 49. 4M6/58 éditée par le Groupe de Propagande Antimilitariste de Paris, fondé le 26/12/1899 à Paris. Affiche collée en février à Angers, par deux fois, en plusieurs endroits de la ville et éditée 2 mois avant à Paris. Désolé pour la piètre qualité, mais mon appareil photo est en rade et je photographie à « l’aveugle », quant aux couleurs…. et pour finir, quand même, combien en France de Boulevard en l’honneur du maréchal Galliéni -à Angers, par ex un à Montplaisir) (LB.)

* SOCIABILITÉ OUVRIÈRE : Annonce de la création d’une groupe dit de « La Chanson Sociale » qui se donne pour but de développer par la chanson les idées d’affranchissement. Le siège social est fixé chez Hamelin, 73 route de la Pyramide à Trélazé (La Guerre Sociale n°02 -année 4- du 22/12/1909). Tous les lundis soir, à 20h30, à la Bourse du Travail d’Angers, cours d’esperanto (depuis quand ? et jusqu’à quand ?) (La Guerre Sociale n°03 -année 4- du 29/12/1909).

* SOUSCRIPTION : // Versement d’Hamelin pour la Guerre Sociale (La Guerre Sociale n°002 -année 4- 22/12/1909). // Gabrielle Bouët verse une souscription à la Guerre Sociale (La Guerre Sociale n°38 du 04/08/1909). // Souscription de Bouët pour la Guerre Sociale (voir n°27) et souscription en faveur des postiers révoqués, de la part des « élèves d’une école de filles du Maine-et-Loire » (La Guerre  Sociale n°27 du 16/06/1909).

* Annonce de plusieurs conférences-concerts de Charles d’Avray sur Angers et Trélazé. Mais le manque de précision de la date incite à la prudence sur la réelle tenue de la conférence (La Guerre Sociale n°04 du 06/01/1909).

*Annonce d’un projet de tournée de Girault par Angers, Misengrain, Trélazé, Segré, Sablé à son retour d’Algérie (La Guerre Sociale n°02 du 22/12/1909). 

06/09/2017

* Conférences : Trélazé, à 19h30, dans le cadre des Causeries Populaires, animée par Andreval, sur le thème « de la surpopulation et de ses conséquences au point de vue individuel et social » (La Guerre Sociale n°06 du 22/01/1908). Puis, salle de la Coopérative (de l’Avenir de Prolétariat), à Trélazé, à 19h30, réunion des Causeries Populaires par Andreval, pseudonyme de Chermat Joseph selon les flics sur « Des moyens d’éviter les grandes familles et du droit d’avortement« . (Voir Les Temps Nouveaux n°41 du du 08/02/1908 et La Guerre Sociale n°08 du 05/02/1908). Dans les mêmes numéros, un projet de création de « groupe d’action théâtrale » est lancé par Boulan.

* Mise en ligne de deux films, sur l’histoire de l’anarchisme, pris sur YouTube et passé voilà quelques temps sur Arte. La première partie parle de l’anarchisme et des courants anti-autoritaires jusqu’à la Première Guerre Mondiale ; la seconde Partie de l’Entre-Deux Guerres. Il y a parfois quelques raccourcis (par ex. les anars n’attendent pas l’appel de Pelloutier pour rentrer dans les syndicats ou surtout ici; le POUM pendant la Révolution Sociale en Espagne, en 1936, n’est pas un parti Trotskiste), mais c’est du pinaillage.

* La Guerre Sociale n°07 du 29/01/1908. Un article ironique, qui fait suite à un autre article d’un journal guesdiste. L’auteur se moque des marxistes qui pleurnichent en affirmant que les lois anti-anarchistes ont été faites contre eux (!). L’auteur de la Guerre Sociale demande des noms des persécutés. Lui, cite des anars persécutés et cite « Chevri » et Régis Meunier par ex.

03/09/2017

* Grâce à l’envoi de Madame M. Chantal, nous mettrons d’ici peu, des documents (textes et photos) sur Georgette Bodineau et Roger Bourry, tout deux militant-e-s communistes et Résistant-e-s.

Arch. Chantal M. (encore Merci !). Roger Bourry est le premier à droite sur la photo

* Rajout dans la rubrique Bric-à-Brac de dessins publiés dans le journal la Guerre Sociale.

28/08/2017

* Reçu de souscription, pour H. Mercier, publié dans la Guerre Sociale mais versé aux Temps Nouveaux pour le Groupe pour la Liberté d’Opinion (La Guerre Sociale n°26 du 12/06/1907).

* Annonce pour le dimanche 02 avril, salle Guillet-Gardais à Angers, dans le faubourg Saint-Michel à 14h, puis le soir à Trélazé salle de la Coopérative, d’une conférence de Girault avec un spectacle de Charles d’Avray. Mais, quinze jours plus tard, c’est annulé (La Guerre Sociale n°16 et n°18 des 03 et 17/04/1907)

24/08/2017

* J’ai fini de dépouiller les numéros de La Guerre Sociale disponible sur le site de la BNF/Gallica. Il ne s’agit pas d’une collection complète, il manque même pas mal de numéros dans les années disponibles : 1906 à 1910. Sur cette période, le journal est toujours doté d’un grand tirage et le journal et Hervé n’a pas basculé entièrement. En effet, la collection de la BNF/Gallica, permet de lire dans les derniers numéros, avec « les leçons » de l’échec de la grève des cheminots (Ouest et Nord très actif) mais aussi avec la réussite de la Révolution Portugaise. Pour toute cette période, je ne peux que vous conseiller la lecture du livre de Guillaume Davranche, Trop Jeune pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914), 20 €, co-édition Libertalia et l’Insomniaque et bien entendu disponible à la vaillante Librairie Les Nuits Bleues, 21 rue Maillé à Angers ! Sur cette période donc, le journal est toujours un regroupement de certains anarchistes, d’insurrectionnalistes, de membres de l’aile gauche du parti socialiste, de syndicalistes-révolutionnaire. L’antimilitarisme, contre les bagnes (y compris d’enfants), Biribi, contre le Parlement, etc. etc. sont des thèmes récurrents.

Arch. BNF / Gallica

 

Pour ce qui nous concerne en Anjou, ça a permis de trouver quelques articles sur des grèves, de mouvements sociaux que je ne connaissais pas ; de compléter la vision militante de certains événements et quelques biographies de militants, approfondir la vie de groupes politiques ou sociaux, etc.(LB.)

* À Angers, annonce d’une grève de cordonniers suite à une tentative de baisse de salaire dans La Guerre Sociale n°5 du 16/01/1907.

* Dans le même numéro de La Guerre Sociale, n°005 du 16/01/1907, la Jeunesse Syndicaliste de Lorient adresse aux autres groupements de l’Ouest une demande pour organiser une tournée commune.

* ANTIMILITARISME : création d’un embryon d’article sur l’Association Internationale Antimilitariste en Anjou (forcément) article qui s’il sera complété au fur et à mesure, comme d’habitude, la base fait suite aux travail universitaire de Samuel Boussion, L’Antimilitarisme en Anjou à la Belle-Époque (1900-1914) -publié en 1997-. À Misengrain-La Forêt, la section de l’A.I.A. locale change de secrétaire. Gasnier Alfred remplace Émile Raimbault (La Guerre Sociale n°06 du 23/01/1907). Une tournée est organisée dans l’Ouest sous le couvert de l’A.I.A. dont l’orateur est Eugène Merle, le samedi 02 février 1907 à Trélazé et le dimanche 03 à Misengrain.  Les dates sont annoncées dans La Guerre Sociale n°07 du 30/01/1907. Le thème de la réunion est le Mensonge Patriotique.

* Dans le n°49 du 20/11/1907, la Bourse du Travail d’Angers envoie une souscription pour le Groupe pour la Liberté d’Opinion. Reçu de souscription pour Hamelin pour le Groupe pour la Liberté d’opinion et pour lui et Boulan pour un versement de soutien à la Guerre Sociale (La Guerre Sociale n°025 du 05/06/1907).

* Dans le n°50 du 27/11/1907, réponse de la Guerre Sociale à un nommé A.B. de Trélazé.

* Girault est annoncé le 16 janvier 1908 à Angers, le 17 à Trélazé et le 18 à Renazé dans le cadre d’une tournée de conférence dans le Sud-Ouest et le centre-ouest. Mais il est arrêté début janvier à Limoges suite à un discours du mois de septembre 1907 (La Guerre Sociale n°50 du 27/11/1907). Auparavant Ernest Girault fait une proposition de tournée de conférences, ayant pour thème : Les deux côtés de la Barricade, dans le « sud-ouest » dont Angers et Saumur (La Guerre Sociale n°023 du 22/05/1907).

 

10/08/2017

* Dans la Bataille Syndicaliste n°514 du 21/09/1912, Jean Duval, R. Richou et D. Richou signent le Manifeste des Instituteurs syndiqués. Dans le n°520 du 27/09/1912, on y apprend que Louis Bouët a tenu une conférence à Rennes, à la Bourse du Travail, pour rétablir la vérité sur le Congrès de Chambéry mais qu’également la répression commence à venir de la part de l’État contre les signataires du Manifeste.

* Le 21 septembre, une réunion est organisée au 25, rue de Clignancourt, par Les Originaires de l’Anjou, dont l’orateur est le « camarade Nénette sur l’Éducation de la femme » (sic.) (La Bataille Syndicaliste n°514 du 21/09/1912). En ce mois de septembre, le groupe envoie par ailleurs 7francs75 à la Fédération Communiste Anarchiste, semble-t-il pour le pot commun pour la confection d’affiches et de tracts (La Bataille Syndicaliste n°520 du 27/09/1912).

* Bahonneau lui est présent au moins à la 3e Conférence des Bourses du Travail et des Unions Départementales, qui suit traditionnellement les Congrès Confédéraux de la C.G.T. Il prend la parole semble-t-il lors du débat sur le viaticum. (La Bataille Syndicaliste n°517 du 24/09/1912).

* À 20h30, à la Bourse du Travail d’Angers, réunion du groupe des Amis de la Bataille Syndicaliste (La Bataille Syndicaliste n°520 du 27/09/1912)

06/08/2017

* Rajout à l’année 1912.

* Dans la Bataille Syndicaliste n°510 du 17/09/1912, unE instit nomméE Papin, signe le Manifeste des Instituteurs syndiqués. Ils sont rejoint par R. Aigrault et Léon Aigrault quelques jours plus tard (La B.S. n°512 du 19/09/1912).

*Au Congrès Confédéral du Havre, Boulan prend brièvement la parole pour parler des Jeunesses Syndicalistes et de la Fédération de l’Ouest (La Bataille Syndicaliste n°513 du 20/09/1912).

05/08/2017

* De retour de vacances, j’ai essayé de répondre aux quelques mails reçu, j’essaierai pour certaines questions plus précises de m’y pencher un de ces quatre. Pour Anne, s’il n’est pas trop tard promis j’essaye d’aller un autre jour aux archives pour éplucher un peu plus les notices demandées -où tu peux revenir nous voir et en profiter pour faire une petite conf sur la R.A.F. par exemple …- Pour cette année scolaire – le temps réel de mes enfants et du travail avec les vacances d’été-, j’essaye de finir d’éplucher et de mettre en ligne la Bataille Syndicaliste (fin 1912 et début 1913), la série ou les 2 dernières séries du Père Peinard, la Guerre Sociale sur les numéros mis en ligne sur Gallica. Ça veut dire, mettre en ligne l’extrait concernant directement ou non le Maine-et-Loire, compléter les biographies existantes ou en créer de nouvelles, les articles liés au fait, etc. Alors non, il y aura toujours pas de trucs écrits et publiés pour répondre à certaines copains ou camarades (pas le temps, le talent, etc.). Et puis, même si ça prend du temps (beaucoup), que c’est important de savoir pour les jeunes camarades d’où ‘on’ vient, il y a tellement de choses à faire dans le présent…

* Comme je reviens de vacances, quelques photos…

Une église comme je les aime… Détruite par un incendie, mais avant ou après avoir servi d’étable ?

 

Franchement, je dis-ça j’dis rien, mais j’ai visité une église -sisi !- avec une de mes filles, un peu révoltée, c’est l’adolescence, mais à-t’elle tort de se mettre à râler dans l’église devant des « pas bien qui adorent des bout d’os » ?

De révoltée à révolutionnaire, un pas qu’elle franchira peut-être où pas, cette louloute. Mais en tout cas fière qu’elle se mette à me faire la morale (comme si j’y pouvais grand chose), contre les menteurs des religions qui disent qu’il faut aider les pauvres et qu’en même temps ils ont des richesses pas possible et qu’il leur en faut toujours plus. Faut dire qu’il y avait des objets en doré (de l’or ?), en brillant (de l’argent ?), des tableaux en veux-tu en-voilà, des retables du Moyen-Age, des statues à profusion…

 

Nous étions en Espagne, près de Barbastro, siège du Front d’Aragon pendant la Guerre d’Espagne mais aussi ville de naissance d’un sectaire catho, fondateur de l’opus dei. Je n’ai pu résisté, j’avais pas préparé de voyage militant, mais au détour d’une pub de l’office du tourisme, j’ai vu la ruta Orwell, près d’Alcubierre.

Alcubierre. Aragon. Province de Huesca. Ruta Orwell. Tranchées refaites pour les touristes militants (moi, quoi)

Poste de tir dans son jus. Orwell, a été ici lors de son séjour au front.

En gros des tranchées, qui ressemble à des tranchées, mais quand on est militant libertaire, ça touche aux mythes fondateurs (héhé). Bref, en plus de l’envie de relire Orwell (bon il était au POUM, mais quand même c’était pas un stal) et son Hommage à la Catalogne (sur les panneaux explicatifs, le mot Catalogne est rageusement rayé et remplacé par Aragon, comme quoi, le localisme -comme le blog…) mais surtout les livres parlant des collectivisations.

 

À quelques centaines de mètres, les tranchées des fachos, là j’avoue une envie de tout casser. Plus haut, un monument aux morts phalangistes, qui accueillait (accueille toujours ?) des commémorations franquistes. À proximité, un monument de ces raclures, où il est indiqué qu’ils sont morts en chantant Pour la Patrie, le Pain et la Justice… Sur le grand monument aux morts, des compagnonNEs locaux sont passés par là et ont bien résumé le truc :

07/07/2017

* Un groupe de trélazéen-ne-s, sans doute affiliés ou proche de la Fédération Communiste Anarchiste, envoie pour 8 francs au Groupe des Conscrits (La Bataille Syndicaliste n°508 du 15/09/1912).

* Toujours à la mi-septembre, il est signalé dans La Bataille Syndicaliste, que les Jeunesses Syndicalistes de Trélazé signent un Ordre du jour, affirmant leur solidarité avec les Instits ou, sur l’Affaire Rousset, ou contre les nouvelles Lois liberticides… Peut-être un panachage des trois, mais le texte n’est pas très clair (La Bataille Syndicaliste n°508 du 15/09/1912).

* Layet Auguste, Gabrielle et Louis Bouët, Paul Parchard, Madame Dutertre (secrétaire du Syndicat mais je n’ai pas encore son nom !) signent le Manifeste des Instituteurs syndiqués dans La Bataille Syndicaliste n°509 du 16/09/1912.

29/06/2017

  • INFO pas importante mais bon, la saison commence et comme je taffe souvent le week-end, j’aurai pas le temps

    dessin René Rabault, éditions du Choletais

    de faire très souvent le blog ; et puis, surtout, y’a les vacances et là j’aurai pas envie. Donc d’ici la rentrée septembre, il faudra refréner vos envies de lire les nouveautés.

* Dans La Bataille Syndicaliste n°508 du dimanche 15/09/1912, annonce de la libération de Rousset, admis au régime des malades libres à Constantine.

* Dans le même numéro, également à la première page, La Bataille Syndicaliste n°508 du 15/09/1912, dans le cadre d’un article sur le harcèlement étatique contre les Syndicats d’Instits pour qu’ils se dissolvent puisqu’ils ont voté pour la création d’une Caisse du Sou du Soldat lors du Congrès de Chambery, présence d’un petit mot de Louis Bouët.

* La J.S. de Trélazé organise elle-aussi un bal (quand ?) et versera le bénéfice de la soirée à la Bataille Syndicaliste. Par l’intermédiaire de Lamandé, elle verse 11 francs 25 (La Bataille Syndicaliste n°508 du 15/09/1912).

* Buregard, semble défendre une position très modéré au Congrès fédéral du transport au Havre (La Bataille Syndicaliste n°508 du 15/09/1912).

19/06/2017

* Un article dans La Sociale n°74 du 04/10/1896 qui porte un

Dessin R. Rabault. Tour à cheval, voir la carte postale mise plus bas !

commentaire sur un article du Patriote (faut suivre !). L’auteur remet en cause les conclusions où si les cordonniers pris en exemple et étendu à toutes et tous se prenaient en main et turbinaient pour eux, les proprios, les riches auraient du mouron à se faire. L’auteur de La Sociale dit juste que les riches et les proprios devraient arrêter de faire œuvre de fainéant et taffer eux-aussi.

* Angers, salle Jouet, 14h30, soirée familiale et propagande pour le futur journal La Clameur ainsi que pour la constitution d’une bibliothèque libertaire (La Sociale n°74 du 04/10/1896). Le dimanche suivant, une « matinée familiale » est organisée à 14h30 (La Sociale n°75 du 11/10/1896).

* Création d’une notice biographique pour DRON et Duvivier.

 * Angers, à la Bourse du Travail, Quintin (Quentin ? des charpentiers) et Brocherie (des sculpteurs d’Angers), rendent compte du Congrès confédéral à Tours devant une centaine de personnes. mais aussi de leur mandats. À une question, Quintin affirme avoir voté pour repoussé la politique du syndicat et que ce dernier ne devait s’intéresser qu’au mouvement économique et corporatif et qu’au delà de ça, avec le récent Congrès de Londres, les syndicats qui se sont intéressés à la politique n’ont en fait que servi de marchepieds aux politiciens. (La Sociale n°76 du 18/10/1896).

* À Trélazé, un petit Panama local ! C’est-à-dire, une magouille financière où sont mêlés le curé, les directeurs de certaines exploitations, et le politicien Blavier est relaté dans La Sociale n°76 du 18/10/1896. « Panama, boum dis, he ! // Si tu veux barbotter // Sans peur d’être arrêter // Tach’ donc d’être député // … ou bien curé !  »

18/06/2017

* Dans la Sociale n°63 du 19/07/1896, publication d’une lettre datée du 31/05/1896 en

Dessin René Rabault , extrait de son livre l’Ardoisier aux Éditions du Choletais. On voit bien bien « le tue-vent qui abritait des élements (pluie, soleil, vent) mais aussi le bas qui servait à tenir la pierre humide afin de pouvoir la travailler. Merci Fred !

provenance de Cayenne, où l’auteur écrit un mot sur Meunier et la tentative d’évasion collective à laquelle il fût mêlée mais, et surtout, l’auteur montre en peu de mot les horreurs subies pas les bagnards.

 

* Annonce d’une sortie familiale aux Ponts-de-Cé, dans le n°64 du 26/07/1896, entre « copains et copines ». Je note que les camarades de l’époque  prenaient garde, parfois, à essayer de tenir compte du genre féminin dans l’écriture. Une autre sortie, toujours aux Ponts-de-Cé est annoncée, derrière l’Alcazar (si quelqu’unE à une carte postale qu’il n’hésite pas !) pour le dimanche 09/08/1896 à 16 heures, dans la Sociale n°66 du 09/08/1896.

* SOUSCRIPTION de « camarades de Trélazé » pour 13francs75 afin de soutenir le journal La Sociale (somme importante qui témoigne du nombre de sympathisant-e-s libertaires) dans le numéro 64 du 26/07/1896. // Souscription pour 5 francs de Trélazéen-ne-s pour aider à la naissance du journal anarchiste La Clameur qui se voulait quotidien (La Sociale n°66 du 09/08/1896). Un nommé H. verse une petite somme pour les enfants Mignot (La Sociale n°69 du 30/08/1896).

* CONGRÈS de LONDRES : Pouget reçoit les mandats de quelques chambres syndicales dont celle des ouvriers

ardoisiers d’Angers-Trélazé (La Sociale n°65 du 02/08/1896).

* CONFÉRENCES BROUSSOULOUX : à la fin du

Dessin de René Rabault extrait de son roman L’Ardoisier

mois d’août plusieurs conférences sont annoncées dans La Sociale n°66 du 09/08/1896 à Angers. Elles auront lieu les samedi 22, dimanche 23 et mardi 25/08/1896. À la première conférence d’Angers, le samedi il s’est attaqué aux gouvernants, un nommé Julden y aurait pris la parole également. De nombreuses femmes y étaient présentes. À Trélazé, une conférence tenue le mercredi 26/08, s’est tenue où il y parlé du Congrès de Londres (La Sociale n°69 du 30/08/1896). Une nouvelle conférence de Broussouloux est prévue à Angers pour le samedi 29 août (le jeudi nous savons qu’il est à Nantes) en soutien à la parution du journal La Clameur (La Sociale n°69 du 30/08/1896). Une conférence se tient également début septembre à Saumur (La Sociale n°71 du 13/09/1896).Après le Congrès de Tuors où il représente les ardoisiers, 5 syndicats de Saumur, il revient faire dans la 3e semaine de septembre 2 conférences à Angers : salle Jouet et Bourse du Travail. L’une contre le militarisme, l’autre sur l’utilité du syndicalisme, à condition toutefois, de ne pas y faire rentrer la politique de parti. Il parle également du projet du journal La Clameur (La Sociale n°73 du 29/09/1896).

* Rien de nouveau sous le soleil, en tout cas depuis qu’il y a des flics et des pouvoirs à protéger, récit d’un harcèlement policier, ma foi très léger dans La Sociale n°72 du 20/09/1896.

17/06/2017

* Du côté des parigots et parigotes, mais concernant d’ex angevin-e-s : // Dans la Bataille Syndicaliste n°505 du 12/09/1912, ordonnance de non-lieu pour (Émile) Bachelet dans l’affaire des Bandits Tragiques comme on l’appelait à l’époque et la Bande à Bonnot de nos jours.

// Dans le n°505 du 12/09/1912, Thérèse Taugourdeau au nom du Comité Féminin contre les lois Millerand-Berry et avec Ida Templier, Clémence Jusselin, Despuech sont les oratrices d’une conférence.

* Le Havre : Burgain (Louis ?), d’Angers, assiste au Congrès de la Fédération des Transports de la C.G.T., il fait partie de la Commission de Contrôle (la Bataille Syndicaliste n°506 du 13/09/1912).

10/06/2017

*Sur le blog d’Histoire du compagnon Fortuné Henry, création d’une biographie qu’il nous a transmise, de Martineau Jules, un anar d’Ivry, originaire d’Angers. J’en profite pour remercier le camarade F.H. et son énorme travail de compilation qu’il met au service de toutes et tous pour faire connaître à travers les blogs qu’il anime et/ou participe, mais aussi et surtout à sa mise à disposition de documents d’archives multiples. C’est grâce à lui, que pour notre blog d’Histoire Sociale locale que nous avons pu avoir accès aux collections disséminées du Père Peinard et de La Sociale. Entres autres !

* Envoie d’un mot de condoléance aux familles et proches des victimes (près de 80 morts) de la catastrophe de la mine de La Clarence dans le Pas-de-Calais par le Syndicat de Trélazé par l’intermédiaire de Boulan et par la Fédération du sous-sol de l’Ouest par le biais de Gemin, dans la Bataille Syndicaliste n°504 du 11/09/1912.

* Le Syndicat des Instituteurs est reçu à la préfecture. Le Syndicat répond, pour la demande de dissolution, qu’ils se réuniront le 3 octobre (La Bataille Syndicaliste n°504 du 11/09/1912).

05/06/2017

* Campagne pour Le Pain Gratuit : Dans le n°50 du 19/04/1896 de la Sociale, publication d’un dialogue entre un colporteur de feuilles révolutionnaires (Hamelin ?) et un ouvrier de chez Bessonneau autour du Pain Gratuit. // Le texte d’une affiche à l’occasion du cirque-électoral et en lien avec le Pain Gratuit, est publié dans La Sociale (La Sociale n°50 du 19/04/1896). // Un autre texte similaire, retrace la discussion (imaginaire ?) entre un anarchiste partisan de l’avancée des petits-pas (avec le Pain gratuit) et un « intransigeant » partisan de la Révolution sociale totale et sur tout les domaines et qui refuse les améliorations immédiates ; au final, un discours de l’époque que l’on pourrait tout à fait mettre à l’ordre du jour en 2017… ! (La Sociale n°51 du 26/04/1896) // À Angers, salle Aubin, 133 rue Saumuroise, à 20h30, réunion publique le Samedi 18/04/1896 sur « Les élections municipales, le pain gratuit, la grève générale » (La Sociale n°50 du 19/04/1896). // Le Samedi 23/05/1896, à Angers, salle Jouet, place des Arts, 20h30, une réunion publique et contradictoire sur « La Question Sociale et le Pain gratuit » aura de nouveau lieu (La Sociale n°55 du 24/05/1896). // Le Samedi 30 mai, c’est à Trélazé, salle Clément, 20h30, qu’une réunion publique et contradictoire sur le thème « Le Pain Gratuit et la Révolution » a lieu (La Sociale n°56 du 31/05/1896).

* Dans le n°52 du 03/05/1896, une brève angevine louange un propriétaire « (…) quoique galettard, est tout à fait brouillé avec la loi ; il veut sa liberté pleine et entière et se fout des sergots, des huissiers, du fisc comme d’une crotte de chien. (…) ».

* Annonce d’une fête familiale pour le dimanche 14 juin dans La Sociale n°58 du 14/06/1896.

* Dans La Sociale n°59 du 21/06/1896, annonce que Leduc (Adrien) porte le journal à domicile (idem n°61). Sans doute pendant l’absence d’Hamelin qui est à Saint-Nazaire, où il réside chez Antier, à Penhouët, et, il « crie les journaux libertaires et porte à domicile » (La Sociale n°61 du 05/07/1896).

* Dans le numéro 61 du 05/07/1896, outre le fait qu’Hamelin soit toujours à Saint-Nazaire, que Leduc verse son argent pour les journaux qu’il crie et porte à domicile, une réponse, dans la rubrique de La petite-poste, à un ex-patriote du journal La Sociale lui indique que son article fait double emploi (mais avec lequel ?)

* Dans le n°58 du 14/06/1896, annonce d’une amende collective pour un bris de courroie chez Bessonneau. Dans le n°62 du 12/07/1896, l’auteur de l’article revient sur quelques articles du « code Bessonneau » en vigueur dans les ateliers.

* À Trélazé, aux allumettes, un charivari a lieu face à l’injustice d’une mise-à-pied d’un ouvrier ; malheureusement, l’auteur utilise des propos antisémites (La Sociale n°58 du 14/08/1896), avec la Page de Une afférente. Quelques jours plus tard, un contre-maître se fait tabasser (La Sociale n°59 du 21/06/1896).

* Dans le journal La Sociale n°52 du 03/05/1896, annonce d’une réunion à la Chambre Syndicale de Trélazé pour étudier les moyens afin d’aider à la naissance du journal libertaire quotidien La Clameur. Un nommé Germinal, assure la réception des souscriptions à Malaquais, à Trélazé, pour le journal La Clameur (La Sociale n°55 du 24/05/1896). Est-ce un nom de personne où le nom d’une groupe anarchiste comme pourrait le laisser supposer le n°55 du 24/05/1896 de La Sociale où une souscription est versée par de La Solitude et par « le groupe Germinal » ?

* Un projet de tournée de conférences par Broussouloux dans l’Ouest de la France est envisagé et annoncé dans le n°62 du 12/07/1896.

* Dans le numéro 54 du 17/05/1896, un article raconte que le directeur de la filature de laine de Reculée dans La Doutre, n’est pas content d’un précédent article de La Sociale, que le langage employé ne lui convient pas non plus. Après avoir vainement essayé de savoir qui donnait des infos, il a continué à exploiter de plus belle ses ouvrier-e-s, l’exemple est ici donné d’une ouvrière qui malgré sa journée de turbin, à cause des amendes, doit de l’argent au final à son patron ! Dans le numéro 57 du 07/06/1896, le « caneton » revient sur ce bagne où le directeur menace d’amende celle qu’il prendrait à lire La Sociale ! Toujours est-il, que loin de baisser la tête, le/la correspondant-e du journal révèle des exploits du patrons : plus de 11 onze heures de travail, amende pour celle qui oserait aller boire un coup… avec cette morale toujours d’actualité : « Les lois sont faites pour être respectées -par les prolos-, -et violées- par les patrons …, quand il y va de leur intérêt. »

CPA qui montre bien comment pouvait être remonté les blocs mais qui pouvait être aussi utilisé pour descendre du matériel. On ne peut que comprendre pourquoi les accidents étaient si nombreux.

03/06/2017

* SOUSCRIPTIONS : Deux versements issu de collectes faites à la Bourse du Travail, 2 subricots (?) et le Syndicat des Boulangers versent de l’argent – 7francs 25 au total- au profit de La Bataille Syndicaliste (La Bataille Syndicaliste n°501 du 08/09/1912).

* MOTION DE SOLIDARITÉ ET BLÂME : Bourse du Travail d’Angers : la Commission Administrative vote une motion de Solidarité au Syndicat des Instituteurs, en butte à des tracasseries administratives – la demande de dissolution du Syndicat pour le 10/09/1912- de la part de l’État, pour avoir voté le principe du Sou du Soldat (La Bataille Syndicaliste n°501 du 08/09/1912). Le Syndicat des Employés de Commerce, qui lui aussi félicite les instits, déclare que si leur Syndicat est dissout, ils peuvent se syndiqués chez eux ! (La Bataille Syndicaliste n°502 du 09/09/1912).

* Dans le n°503 du 10/09/1912 Thérèse Taujourdeau, originaire de l’Anjou et membre du groupe anarchiste parisien du même nom, est la première secrétaire du Comité féminin contre les lois Berry-Millerand.

28/05/2017

Pouget Émile

* Je continue de mettre en ligne les numéros de la Sociale, journal fondé par Pouget entre deux séries du Père Peinard.